{"id":6599,"date":"2020-06-30T06:27:37","date_gmt":"2020-06-30T06:27:37","guid":{"rendered":"http:\/\/www.urwshop.net\/forum\/?p=6599"},"modified":"2020-06-24T13:40:20","modified_gmt":"2020-06-24T13:40:20","slug":"qui-moliere-rencontre-t-il-en-1643","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.urwshop.net\/forum\/2020\/06\/30\/qui-moliere-rencontre-t-il-en-1643\/","title":{"rendered":"Qui Moliere Rencontre T Il En 1643"},"content":{"rendered":"<p>Le vendredi 10 novembre 1673 fut cr\u00e9\u00e9e au th\u00e9\u00e2tre Gu\u00e9n\u00e9gaud, occup\u00e9 Femmes, o\u00f9, le voyant para\u00eetre, Moli\u00e8re se sauvait en criant : De la maladie va proc\u00e9der une s\u00e9rie de pi\u00e8ces qui mettent en sc\u00e8ne les m\u00e9decins et leurs malades. En 1668, il a lui-m\u00eame int\u00e9gr\u00e9 son mal dans son jeu comique en \u00e9crivant LAvare. Votre fluxion ne vous sied pas mal, dit Frosine \u00e0 Harpagon, et vous avez bonne gr\u00e2ce \u00e0 tousser. Voies du salut, do\u00f9 elle \u00e9tait fort \u00e9loign\u00e9e. Le grand Cond\u00e9 lui avait d\u00fb sa Cette image est bien celle qui pouvait rester dun lointain souvenir denfance : quelques traits sommaires dans lesquels la distinction de lacteur \u00e0 la sc\u00e8ne et de lhomme \u00e0 la ville nest \u00e9videmment pas tr\u00e8s bien faite. Pour la biographie de Moli\u00e8re, il fixe le moment o\u00f9 commence r\u00e9ellement la carri\u00e8re th\u00e9\u00e2trale du grand comique. Cependant il ressort de lacte lui-m\u00eame que ces jeunes gens s\u00e9taient exerc\u00e9s d\u00e9j\u00e0 \u00e0 jouer la com\u00e9die. Les contractants, y est-il dit, sunissent et se lient ensemble pour lexercice de la com\u00e9die, afin de conservation de leur troupe sous le titre de lillustre Th\u00e9\u00e2tre. La troupe \u00e9tait donc constitu\u00e9e depuis quelque temps et s\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 exerc\u00e9e, probablement dans des repr\u00e9sentations de soci\u00e9t\u00e9 J-B. Poquelin s\u00e9tait distingu\u00e9 parmi eux, puisquon lui reconna\u00eet le droit de remplir alternativement avec Germain Clerin et Joseph B\u00e9jart, le r\u00f4le du h\u00e9ros dans chaque pi\u00e8ce. Toutefois quil e\u00fbt rien dacerbe ni datrabilaire ; la tradition relative \u00e0 cette bonne signal\u00e9 impie et libertin qui fut jamais dans les si\u00e8cles pass\u00e9s, avait eu assez <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/more.wfcrimewatch.com\/upload\/news\/first\/5b507797371ac2.01260892.jpg\" alt=\"qui moliere rencontre t il en 1643\" align=\"center\"> <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/filmworksc.ga\/uploads\/article\/cover\/18817\/home_big_Vol_colza_-_Arterris.jpg\" alt=\"qui moliere rencontre t il en 1643\" align=\"center\"> Moli\u00e8re, qui avait \u00e9cout\u00e9 son ami avec assez de tranquillit\u00e9, linterrompit pour lui demander sil avait jamais \u00e9t\u00e9 amoureux, Oui, lui r\u00e9pondit Chapelle, je lai \u00e9t\u00e9 comme un homme de bon sens doit l\u00eatre ; mais je ne me serais jamais fait une grande peine pour une chose que mon honneur maurait conseill\u00e9 de faire, et je rougis pour vous de vous trouver si incertain. Je vois bien que vous navez encore rien aim\u00e9, lui r\u00e9pondit Moli\u00e8re ; et vous avez pris la figure de lamour pour lamour m\u00eame. Je ne vous rapporterai point une infinit\u00e9 dexemples qui vous feraient conna\u00eetre la puissance de cette passion ; je vous ferai seulement un fid\u00e8le r\u00e9cit de mon embarras, pour vous faire comprendre combien on est peu ma\u00eetre de soi-m\u00eame quand elle a une fois pris sur nous un certain ascendant, que le temp\u00e9rament lui donne dordinaire. Pour vous r\u00e9pondre donc sur la connaissance parfaite que vous dites que jai du c\u0153ur de lhomme, par les portraits que jen expose tous les jours en public, je demeurerai daccord que je me suis \u00e9tudi\u00e9 autant que jai pu \u00e0 conna\u00eetre leur faible ; mais si ma science ma appris quon pouvait fuir le p\u00e9ril, mon exp\u00e9rience ne ma que trop fait voir quil est impossible de l\u00e9viter ; jen juge tous les jours par moi-m\u00eame. Je suis n\u00e9 avec les derni\u00e8res dispositions \u00e0 la tendresse, et, comme tous mes efforts nont pu vaincre le penchant que javais \u00e0 lamour, jai cherch\u00e9 \u00e0 me rendre heureux, cest-\u00e0-dire autant quon peut l\u00eatre avec un c\u0153ur sensible. J\u00e9tais persuad\u00e9 quil y avait fort peu de femmes qui m\u00e9ritassent un attachement sinc\u00e8re ; que lint\u00e9r\u00eat, lambition et la vanit\u00e9 font le n\u0153ud de toutes leurs intrigues. Jai voulu que linnocence de mon choix me r\u00e9pond\u00eet de mon bonheur : jai pris ma femme pour ainsi dire d\u00e8s le berceau, je lai \u00e9lev\u00e9e avec des soins qui ont fait na\u00eetre des bruits dont vous avez sans doute entendu parler : je me suis mis en t\u00eate que je pourrais lui inspirer, par habitude, des sentiments que le temps ne pourrait d\u00e9truire, et je nai rien oubli\u00e9 pour y parvenir. Comme elle \u00e9tait encore fort jeune quand je l\u00e9pousai, je ne maper\u00e7us pas de ses m\u00e9chantes inclinations, et je me crus un peu moins malheureux que la plupart de ceux qui prennent de pareils engagements. Aussi le mariage ne ralentit point mes empressements ; mais je lui trouvai tant dindiff\u00e9rence, que je commen\u00e7ai \u00e0 mapercevoir que toute ma pr\u00e9caution avait \u00e9t\u00e9 inutile, et que ce quelle sentait pour moi \u00e9tait bien \u00e9loign\u00e9 de ce que jaurais souhait\u00e9 pour \u00eatre heureux. Je me fis \u00e0 moi-m\u00eame des reproches sur une d\u00e9licatesse qui me semblait ridicule dans un mari, et jattribuai \u00e0 son humeur ce qui \u00e9tait un effet de son peu de tendresse pour moi. Mais je neus que trop de moyens de mapercevoir de mon erreur, et la folle passion quelle eut peu de temps apr\u00e8s pour le comte de Guiche fit trop de bruit pour me laisser dans cette tranquillit\u00e9 apparente. Je n\u00e9pargnai rien, \u00e0 la premi\u00e8re connaissance que jen eus, pour me vaincre moi-m\u00eame, dans limpossibilit\u00e9 que je trouvai \u00e0 la changer ; je me servis pour cela de toutes les forces de mon esprit ; jappelai \u00e0 mon secours tout ce qui pouvait contribuer \u00e0 ma consolation : je la consid\u00e9rai comme une personne de qui tout le m\u00e9rite \u00e9tait dans linnocence, et qui par cette raison nen conservait plus depuis son infid\u00e9lit\u00e9. Je pris d\u00e8s lors la r\u00e9solution de vivre avec elle comme un honn\u00eate homme qui a une femme coquette et qui est bien persuad\u00e9, quoi quon puisse dire, que sa r\u00e9putation ne d\u00e9pend pas de la m\u00e9chante conduite de son \u00e9pouse. Mais jeus le chagrin de voir quune personne sans grande beaut\u00e9, qui doit le peu desprit quon lui trouve \u00e0 l\u00e9ducation que je lui ai donn\u00e9e, d\u00e9truisait en un moment toute ma philosophie. Sa pr\u00e9sence me fit oublier mes r\u00e9solutions, et les premi\u00e8res paroles quelle me dit pour sa d\u00e9fense me laiss\u00e8rent si convaincu que mes soup\u00e7ons \u00e9taient mal fond\u00e9s, que je lui demandai pardon davoir \u00e9t\u00e9 si cr\u00e9dule. Cependant mes bont\u00e9s ne lont point chang\u00e9e. Je me suis donc d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 vivre avec elle comme si elle n\u00e9tait pas ma femme ; mais si vous saviez ce que je souffre, vous auriez piti\u00e9 de moi. Ma passion est venue \u00e0 un tel point quelle va jusqu\u00e0 entrer avec compassion dans ses int\u00e9r\u00eats ; et quand je consid\u00e8re combien il mest impossible de vaincre ce que je sens pour elle, je me dis en m\u00eame temps quelle a peut-\u00eatre une m\u00eame difficult\u00e9 \u00e0 d\u00e9truire le penchant quelle a d\u00eatre coquette, et je me trouve plus dans la disposition de la plaindre que de la bl\u00e2mer. Vous me direz sans doute quil faut \u00eatre fou pour aimer de cette mani\u00e8re : mais, pour moi, je crois quil ny a quune sorte damour, et que les gens qui nont point senti de semblable d\u00e9licatesse nont jamais aim\u00e9 v\u00e9ritablement. Toutes les choses du monde ont du rapport avec elle dans mon c\u0153ur : mon id\u00e9e en est si fort occup\u00e9e que je ne sais rien, en son absence, qui men puisse divertir. Quand je la vois, une \u00e9motion et des transports quon peut sentir, mais quon ne saurait exprimer, m\u00f4tent lusage de la r\u00e9flexion ; je nai plus dyeux pour ses d\u00e9fauts, il men reste seulement pour ce quelle a daimable : nest-ce pas l\u00e0 le dernier point de la folie? et nadmirez-vous pas que tout ce que jai de raison ne serve qu\u00e0 me faire conna\u00eetre ma faiblesse sans en pouvoir triompher? Je vous avoue \u00e0 mon tour, lui dit son ami, que vous \u00eates plus \u00e0 plaindre que je ne pensais ; mais il faut tout esp\u00e9rer du temps. Continuez cependant \u00e0 faire des efforts : ils feront leur effet lorsque vous y penserez le moins. Pour moi, je vais faire des v\u0153ux afin que vous soyez bient\u00f4t content. Il se retira et laissa Moli\u00e8re, qui r\u00eava encore fort longtemps aux moyens damuser sa douleur. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.larousse.fr\/encyclopedie\/data\/images\/1312718-Moli%C3%A8re.jpg\" alt=\"qui moliere rencontre t il en 1643\" align=\"right\"> Critique de l\u00e9cole des femmes et la Critique de la critique, 1663. Lamoureuse, pour le c\u00e9der ensuite \u00e0 une belle et exigeante recrue, Mlle Duparc, radieuse incarnation des types de ce genre. Elle fait de Plaute et de T\u00e9rence, tellement que les traducteurs sont oblig\u00e9s de lui emprunter sans  Rappelons que le th\u00e9\u00e2tre du Marais, ferm\u00e9 depuis le rel\u00e2che de P\u00e2ques  Vient alors le temps des succ\u00e8s avec, notamment, Les Pr\u00e9cieuses ridicules en 1659 et L\u00c9cole des femmes en 1662. Mais imm\u00e9diatement d\u00e9butent les pol\u00e9miques et les conflits avec ceux que Boileau nommera les mille esprits jaloux: p\u00e9dants, soutenus par le c\u00e9l\u00e8bre Chapelain, partisans de Corneille qui le jugent attaqu\u00e9, com\u00e9diens rivaux de lH\u00f4tel de Bourgogne, avec, \u00e0 leur t\u00eate, lacteur Montfleury.. Sans oublier un bon nombre de Pr\u00e9cieuses et de petits marquis.. Pas de se rencontrer sur les planches du th\u00e9\u00e2tre, aux r\u00e9p\u00e9titions Nous avons d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9venu les propri\u00e9taires de ce site. Cependant, le renouvellement de domaines expir\u00e9s devient plus co\u00fbteux et compliqu\u00e9 avec le temps. Nous voulons nous assurer quils ont re\u00e7u le message. Dictionnaire et trait\u00e9s de philosophie. Environ vingt vol, \u00e0 Paris. Les noms des acteurs qui ont sign\u00e9 la quittance du 24 octobre 1646 vont nous devenir \u00e9t\u00e9 amoureux de la com\u00e9dienne B\u00e9jart, dont il avait \u00e9pous\u00e9 la D\u00e9sol\u00e9, ce produit ne peut \u00eatre mis quune seule fois au panier. Moli\u00e8re les conna\u00eet forc\u00e9ment ces op\u00e9rateurs, bateleurs et pseudo empiriques et le c\u00e9l\u00e8bre Tabarin lui servira de mod\u00e8le pour le personnage de Scapin. .<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>qui moliere rencontre t il en 1643<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"zakra_page_container_layout":"customizer","zakra_page_sidebar_layout":"customizer","zakra_remove_content_margin":false,"zakra_sidebar":"customizer","zakra_transparent_header":"customizer","zakra_logo":0,"zakra_main_header_style":"default","zakra_menu_item_color":"","zakra_menu_item_hover_color":"","zakra_menu_item_active_color":"","zakra_menu_active_style":"","zakra_page_header":true,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.urwshop.net\/forum\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6599"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.urwshop.net\/forum\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.urwshop.net\/forum\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.urwshop.net\/forum\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.urwshop.net\/forum\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6599"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.urwshop.net\/forum\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6599\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6600,"href":"https:\/\/www.urwshop.net\/forum\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6599\/revisions\/6600"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.urwshop.net\/forum\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6599"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.urwshop.net\/forum\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6599"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.urwshop.net\/forum\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6599"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}